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CULTURE ET PATRIMOINE

LES ORIGINES
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Entre 800 et 600 avant notre ère, les populations de la région furent dominées puis absorbées par les vagues successives des envahisseurs celtes.

 

Ce sont eux, les Gaulois, qui ont créé le Limousin en donnant leur nom, celui des Lémovices (guerriers de Lémos) à ce territoire. L'invasion romaine au 1er siècle av. J.C., marquée par la victoire de César, entraîna la soumission des Lémovices. La "romanisation" de la population celtique

 

(la voie romaine de Clermont à Périgueux passe à proximité de Maussac) se traduisit par l'adoption du mode de vie romain et la naissance du dialecte limousin de langue d'OC (patois) issu du Latin.

 

La cellule fondamentale de la vie rurale fut le domaine gallo-romain avec sa "villa", demeure du propriétaire entourée des bâtiments de la ferme, des granges et des étables. Ces domaines sont à l'origine de très nombreux villages dont le nom se termine aujourd'hui en -ac ou -at.

 

Le nom primitif était celui du premier propriétaire accompagné du suffixe possessif gaulois -acum. Ce nom est passé du domaine à l'agglomération qui lui a succédé pendant le haut Moyen-Age. Ainsi Maussac serait issu de Mauriciacum devenu Maursac (1252) puis Maussac par la suite (A. Dauzat). A partir du XIVe siècle, on trouve trace de seigneurs de Maussac

L'EGLISE
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Les cartes postales anciennes présentées ici sont, pour la plupart, issues d'une collection personnelle d'une habitante de Maussac.

LA MINE
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Maussac possédait une mine de charbon dont l'activité a cessé depuis plusieurs décennies. Un gisement d'origine lacustre, datant de l'époque carbonifère, exploité depuis très longtemps (en 1690 l'usine de fusils de Seilhac, près de Tulle, utilisait le charbon de Maussac) fit l'objet d'une concession pour la 1ere fois en 1809.

La mine fut exploitée jusqu'en 1924, date de sa fermeture due à la faillite de la dernière société concessionnaire.

 

La mine a périclité en raison d'un incendie de galeries qui s'est déclaré en 1913 et qui a duré plusieurs dizaines d'années. On avait essayé de noyer la mine mais certaines galeries d'évacuation se trouvant à un niveau inférieur à celui des galeries enflammées, l'eau ne put éteindre tous les foyers. En 1943, une remise en exploitation fut tentée par un entrepreneur minier de la région, mais les travaux furent rapidement abandonnés suite à une réquisition de son matériel au profit d'une société aurifère. A la Libération, on parla d'une reprise probable des travaux mais ce projet fut également abandonné.

 

La concession couvrait une surface de 360 ha, situés principalement sur Maussac, et le reste sur Meymac. Les premières galeries, les plus longues, furent creusées sur Maussac et constituent des descenderies à faible pente d'environ 300 m.


Le charbon de Maussac était un charbon de forge, très gras, issu de filons se présentant sous forme de filet en chapelet. Il encrassait les poêles et ne convenait pas au chauffage domestique. La quasi totalité de la production alimentait la Manufacture d'Armes de Tulle, le reste étant utilisé par les forgerons et maréchaux-ferrants des environs. La production vers 1908, à l'époque de la pleine exploitation, s'élevait à 30 tonnes/jour (on travaillait au pic) et était réalisée par environ 60 mineurs. La proximité de la gare de Maussac favorisait son expédition, tandis que la forêt proche fournissait les matériaux de boisage.

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